Le bon moment pour entrer en bourse ?

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Les marchés n’arrêtent pas de monter depuis la crise financière de 2008. Par exemple l’indice boursier le plus connu des français, le CAC 40, est en progression d’environ 10% depuis le début de l’année. Et certaines petites capitalisations « explosent » en bourse comme AVANQUEST par exemple. Le CAC PME, qui suit les PME et ETI françaises, est en progression de +17% depuis le début de l’année !

Sur ce graphique mensuel, on peut voir que le CAC 40 (dividendes bruts réinvestis) est dans ses plus hauts historiques :

 

Sur ce graphique, on peut comparer le parcours boursier de l’action AVANQUEST (en orange) par rapport au CAC 40 (en bleu) sur un an. Cela met bien en évidence le réveil des petites capitalisations (et du coup qui sont plus volatiles) par rapport aux « big » caps :

 

A noter que les marchés sont « globalement haussiers », ce qui ne veut pas dire que tous les marchés sont haussiers ! Par exemple le marché des REITs US est actuellement en difficulté, voir mon article volatilité sur les REITs.

Alors est-ce que la montée va se poursuivre ? Est-ce le bon moment pour entrer sur les marchés si on débute ou qu’on veut ré-allouer son épargne vers la bourse ? Y-a-t’il un risque de krach vu cette montée spectaculaire ??

A priori, on ne peut pas savoir comment les marchés vont se comporter dans le futur et les statistiques ne sont pas trop du côté de ceux qui veulent faire du « market timing »…

Mais en bourse il faut toujours s’attendre au pire, par exemple à une baisse de -50% des actions. Et même pire ! Alors puisqu’on ne peut pas à priori prédire les marchés, c’est intéressant de voir comment cela s’est passé lors des crises précédentes…

Nous voulons investir 20 000 euros en bourse. On prend les hypothèses suivantes :

  • On initie un portefeuille composé de 50% d’actions européennes + 50% d’actions américaines (ou on achète un tracker de type « world », idéalement logé dans le PEA)
  • On ne vend pas ses actions, portefeuille de type « buy and hold » (donc pas d’impôt sur les plus values)
  • On réinvestit les dividendes de nos actions au fur et à mesure (ou idéalement on a un tracker « capitalisant », c’est à dire que les dividendes sont intégrés dans le tracker pour éviter le « frottement » fiscal des dividendes étrangers sur le CTO)

Voici notre portefeuille :

 

Alors comment se serait comporté notre portefeuille si on avait investi au plus mauvais moment, c’est à dire au début de l’année 2001 lors de la crise sur les valeurs technologiques ?

Voici le résultat de la simulation, on peut voir l’évolution en capital du portefeuille :

 

On arrive à un capital de presque 46 000 euros soit plus du doublement du capital de départ. Par contre le portefeuille se prend de plein fouet la crise de 2001/2002 suite au dégonflement de la bulle internet. Le montant du portefeuille descend à environ 12 000 euros (soit une perte d’environ -40% !). Et il faut attendre novembre 2004 pour revenir à la valeur initiale du portefeuille, soit presque 4 ans d’attente !

Même simulation mais cette fois-ci à partir de 2008 « crise des subprimes », notre investisseur n’a vraiment pas de chance :

 

Cette fois-ci le portefeuille descend à 9 400 euros en pleine crise, ce qui représente une perte de -53% !!! C’est une perte temporaire mais à condition d’avoir réussi à garder ses actions quand le marché est au plus bas, ce qui est loin d’être facilement supportable psychologiquement ! Après le portefeuille se reprend petit à petit et il faut attendre jusqu’à janvier 2013 pour revenir au capital initial. Soit presque 6 années d’attente, il faut savoir être patient en bourse  !

 

Une autre stratégie…

 

Au lieu d’investir nos 20 000 euros d’un seul coup, on constitue notre portefeuille petit à petit. Ou on ne dispose pas au départ de cette somme et on investit une partie de son salaire régulièrement sur les marchés boursiers.

On achète à chaque fois des actions ou des parts d’ETF de type « World » (on ne tient pas compte des frais d’achats, négligeables vu qu’on est dans une optique long terme).

Donc voici la même simulation mais en investissant 307 euros tous les 3 mois (soit 4 apports annuels), ce qui représente au total 20 000 euros d’investissement :

 

On peut constater que le « profil » de progression du capital est tout à fait différent. La crise de 2001/2002 est comme « effacée », pendant cette période le capital investi ne fait que progresser, ce qui est beaucoup plus agréable émotionnellement. Bien sûr la crise de 2008 n’est pas « effacée » car le capital constitué avant cette crise est déjà important. On constate également qu’on arrive à peu près au même capital qu’en ayant tout investi en 2001.

Et voici la simulation juste avant le début de la crise financière de 2008, on investit 540 euros par trimestre (soit 20 000 euros au total) :

 

La crise financière est totalement « effacée », le capital ne fait que progresser et les crises sont atténuées. On peut constater également qu’on a peu subi la volatilité de la crise de 2011, le capital investi étant encore négligeable par rapport aux apports réguliers.

En outre le capital final est d’environ 35 000 euros (environ 30 000 en ayant tout investi en 2008). Le fait d’avoir investi progressivement nous a permis d’avoir un capital final supérieur de +16%. Cela vient du fait que la baisse des marchés actions de 2008 a été très sévère et que le marché a fortement remonté depuis. On a pu investir une partie du capital alors que le marché était très bas.

 

Conclusion

 

Lorsqu’on craint une prochaine baisse des marchés, entrer progressivement en bourse est une option à étudier. Peut être que cela ne permet pas d’avoir obligatoirement un capital final supérieur mais cela permet de mieux supporter la volatilité des marchés, surtout au départ. Dans le cas contraire, on peut être amené à prendre de mauvaises décisions d’investissement, comme vendre au plus bas !

Après il faut bien commencer un jour et des fois on peut attendre longtemps un hypothétique krach boursier ! Si les marchés actions continuent à monter lors des 10 prochaines années, il est évident qu’il faudrait investir tout son capital maintenant !

Après il existe d’autres alternatives comme faire un mixte en ces deux stratégies, avoir une allocation d’actifs, etc…

 


 

Les stratégies gagnantes               Parrainage ING                                       Parrainage Fortunéo                          Parrainage Boursorama

        

                         

 

 

 

 

 

Cette article n’est pas un conseil d’achat ou de vente. Il est donné à titre d’information sur certains mouvements de mon portefeuille financier personnel et réel et cela en toute transparence. Chaque investisseur doit s’informer et mesurer les risques par rapport à son patrimoine avant de prendre une décision d’investissement. Je suis un investisseur particulier. Je n’ai pas la prétention de donner des conseils boursiers (achat ou vente de telle action à tel cours). Je ne suis ni gestionnaire de patrimoine, ni conseiller en investissement financier (CIF).

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